DÉBAT déviation

Faut-il continuer à construire de nouveaux équipements dédiés à l’automobile en ville ?

Le cas de la déviation de Saint-Péray.

« Yapluka, Crussol en transition » lance un débat sur l’intérêt de poursuivre (ou la nécessité d’arrêter) les investissements importants liés à la déviation de Saint-Péray / Cornas.
Une consultation a bien été organisée en 2019 sous diverses formes mais avec très peu d’implication des citoyens. Alors que se pose la question de continuer les travaux de la déviation (enquête publique du 2 mars au 2 avril), il nous a paru pertinent d’utiliser cette actualité pour relancer ce débat.

Pour participer au débat cliquez sur le lien :
DEBAT YAPLUKA Déviation SAINT PERAY

Il est aussi possible de télécharger le questionnaire et de le déposer dans la boîte de YAPLUKA au CEP du Prieuré (après l’avoir rempli !)
Téléchargement du questionnaire au format PDF.

 

Quelques arguments POUR & CONTRE :

1 Les arguments pour continuer les travaux de la déviation.

  1. La déviation n’est pas un équipement urbain
    La déviation a pour but de dévier la circulation nord-sud (circulation régionale, nationale) et d’alléger le poids de la circulation dans le bourg de
    Saint-Péray et de limiter les embouteillages aux ronds-points « Badet » et « Beylesse ». Actuellement le trafic N/S passe sous le pont de la Beylesse ou traverse le centre de Guilherand.

  2. La déviation sera accompagnée d’aménagements doux
    Pistes cyclables et trottoirs piétons sont prévus dans l’aménagement.

  3. Les financements sont engagés et les 3/4 de la déviation sont déjà réalisés. En particulier, cette portion permettra de limiter le passage des poids lourds dans le centre de Guilherand. (Ils ne peuvent pas passer sous le pont de la Beylesse actuellement).

  4. La circulation plus fluide en traînerait une diminution de la pollution à flux égal (les bouchons créent de la surconsommation).

2 – Les arguments pour l’arrêt du projet

Le projet de déviation de Saint-Péray :

  1. Représente un coût élevé qui limite les capacités d’investissements publics dans d’autres aménagements (transports en commun, pistes cyclables, covoiturage, etc.) : le projet va coûter plus de 9 millions d’euros pour guère plus d’un km.

  2. Ne va pas réduire les nuisances actuelles car construire de nouvelles routes augmente à terme le trafic routier [1].
    o   D’ici quelques années des nuisances tout aussi importantes sont à prévoir : bouchons, nuisances sonores, pollution… Construire de nouvelles infrastructures conduit à augmenter à terme le trafic routier global et les nuisances qui vont avec (voir la zone des Croisières au débouché du pont des Lônes).
    o   Les embouteillages des ronds-points « Badet » et « Beylesse » ne seront que reportés au rond-point « Maladière ».

  3. Est incompatible avec une trajectoire climatique viable pour l’humanité
    Le transport routier est le premier secteur contributeur des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle locale de la Communauté de communes comme à l’échelle nationale.
    Ce secteur contribue largement à l’échec de la France dans le respect de ses engagements climatiques (+2,2% par rapport aux objectifs 2019 pour le transport) et surtout serait incompatible avec le Plan climat-air-énergie territorial (PCAET) et l’ambition d’être un Territoire à énergie positive (TEPos).

  4. Va détruire des ressources naturelles précieuses pour notre territoire
    o   Réduit notre capacité d’autonomie alimentaire : le tracé passe sur la plaine fertile de Saint-Péray
    o
       Contribue à la destruction de la biodiversité (accélère encore l’affaiblissement du vivant)
    o Aggrave l’artificialisation des sols (moins d’infiltrations d’eau, îlots de chaleur…)1.